Fripes de Quimper : économiques et écologiques
Où trouver des vêtements d’occasion ? Voici quatre lieux où réaliser de bonnes affaires...
Dernière mise à jour : 14/02/2012 à 09:51• Emmaüs, 110 rue Guy-Autret, zone de l’Hippodrome.
Chiner chez Emmaüs, c’est à la fois le moyen de s’équiper à tout petit prix mais aussi de participer à une action de solidarité. « Les vêtements que nous vendons sont issus de dons de particuliers. Ils sont triés avant d’être exposés. Ceux qui ne sont pas commercialisables sont recyclés », explique Laure Pavesi, responsable de la Communauté Emmaüs de Rédéné, qui gère le dépôt-vente de Quimper. Les mises en rayon ont lieu deux fois par semaine. Les nouveautés sont donc constantes. Il faut aimer fouiller car les articles ne sont pas présentés par taille, mais les tarifs sont très très attractifs : 4 euros pour un pantalon ou un pull, 2,50 euros pour un tee-shirt, 7 euros pour une veste…
• Inservet, centre commercial de Kermoysan.
Dans cette boutique associative, support d’une démarche d’insertion, vous habiller de la tête aux pieds (avec par exemple un pantalon, un pull et un blouson) vous reviendra à 18 euros (Comptez 10 euros pour un enfant et 6 euros pour un bébé). Imbattable ! Les vêtements – collectés dans 300 conteneurs répartis dans le département – sont triés et nettoyés avant leur mise en vente. « Nous recevons environ 350 kg de marchandises par semaine, nous mettons donc en rayon des nouveautés tous les jours », précise Fabienne Guillou, responsable de la boutique Inservet. Le magasin (80 m2) est bien rangé, les articles sont classés par taille (ou par couleur pour les pulls) et les vendeurs conseillent en toute sincérité. On y trouve aussi un choix de sacs à main, de chaussures et autres accessoires (la ceinture est à 1,50 euro !). Pas de vêtements de marques en revanche, l’association les met actuellement de côté dans l’objectif d’ouvrir une nouvelle boutique spécialisée l’année prochaine.
• J’ai rien fait, 10 rue du Frout.

Dans ce dépôt-vente, Jennifer Meyer commercialise des vêtements (femmes), accessoires et bijoux de marques proposés par des particuliers. Les références sont nombreuses : One step, Comptoir des cotonniers, IKKS, Caroll, Cop copine, Burberry… Les premiers prix démarrent à 12 euros pour un top. Tout est en excellent état. « Quand des vendeurs veulent se débarrasser rapidement d’une pièce, on peut avoir d’excellentes affaires », annonce Jennifer Meyer en montrant par exemple un manteau Kenzo à 100 euros. La boutique est équipée d’un atelier de couture pour les retouches.
• L’Atelier Saint-Frusquin, 8 quai du Steir.
Françoise Hélias-Gageonnet a repris récemment cette boutique de seconde main haut de gamme. Ici, les prix de départ sont autour de 50 euros mais pour des produits de grandes marques, voire de couturiers. « Gérard Darel, Barbara Bui, Vanessa Bruno, mais aussi Chanel, Céline, Rykiel, Vuitton…, détaille la gérante. Et je ne prends que des vêtements de moins de trois ans, sauf pièces particulièrement intemporelles. » Plus de la moitié sont neufs et présentés avec leur étiquette. Mais proposés à des prix le plus souvent inférieurs de 50 % aux prix magasins. Un superbe sac en cuir Gérard Darel de la collection hiver 2011 est ainsi vendu 270 euros au lieu de 490, il n’a jamais été porté… Comme les autres, ces quatre boutiques respectent les rythmes des saisons et installeront dès fin février des vêtements de printemps dans leurs rayons.
Martine de Saint Jan
