La guerre des affichages

Depuis des semaines, les affiches des candidats à la Présidentielle se multiplient à différents endroits de la ville. Pour les militants, l’affichage s’apparente parfois à un jeu.

Publication : 18/04/2012 à 09:01

 

 

Les affichages sont autorisés sur les pancartes d’expression libre.

Les affichages sont autorisés sur les pancartes d’expression libre.




Depuis le lancement de la campagne officielle pour l’élection présidentielle, les affiches des candidats sont placardées sur les panneaux électoraux (voir ci-dessous). Pourtant, cela fait déjà plusieurs semaines que l’on peut apercevoir des affiches de candidats un peu partout dans Quimper, que ce soit sur des pancartes d’expression libre, ou à des endroits interdits comme les murs des zones industrielles, les ponts, ou parfois sur les panneaux de signalisation. « C’est du sport !, s’amuse Marie-Anne Haas, secrétaire départementale du Front national. Nos militants se répartissent par équipes de deux ou trois et vont coller les affiches entre 20 h et 22 h. Généralement, tout est arraché le lendemain, sauf dans quelques villages où ils peuvent tenir deux jours. » Au comité du NPA de Quimper, ces affichages se déroulent en journée, « ce qui permet de rencontrer les électeurs », indique Janine Carrasco, porte-parole. Malheureusement pour les militants, la place fait parfois défaut, notamment sur les pancartes d’expression libre, très utilisées pour l’annonce des spectacles. « Alors c’est parfois la guerre, concède Janine Carrasco. Nous avons pour principe de ne jamais recouvrir les affiches d’associations, ni celles des candidats de gauche. Par contre, avec la droite, on ne se prive pas. » Malgré les efforts consentis, les militants ne sont pas dupes de l’impact réel de cet affichage. « C’est une tradition en fin de compte, mais ce qui marque le plus les électeurs, ce sont les tracts, les actions de terrain », reconnaît Marie-Anne Haas.

Julien Saliou

 

Des règles à respecter

La taille des affiches et leurs contenus sont soumis à des règles sur les panneaux électoraux. L’affichage sauvage est passible de sanctions.

 

Les règles relatives aux affiches électorales sont strictes. Chaque candidat a le droit à deux affiches par panneau électoral, dont les dimensions doivent être uniformes dans tout le pays. La première, sur laquelle les candidats énoncent leurs déclarations, doit être d’une hauteur maximale de 841 mm de longueur, et 594 mm de largeur ; la seconde, facultative, a un format de 297 x 420 mm, et ne doit servir qu’à annoncer des réunions. Le nombre de panneaux électoraux, 49 à Quimper, est fixé en fonction du nombre d’électeurs (près de 55 000). L’affichage sauvage, c’est-à-dire ailleurs que sur ces panneaux ou sur des pancartes d’expression libre, est interdit, et donc passible de sanctions par la police. « Le service voirie enlève toutes les affiches sur les espaces publics, indique Daniel Le Bigot, adjoint au maire, en charge de l’urbanisme et du cadre de vie. Elles se multiplient lors de meeting ou de manifestations. La plupart des militants ont compris qu’il ne fallait pas le faire par respect pour notre environnement, mais il en reste… Par contre nous n’intervenons pas sur les espaces privés. »

 

 

Quimper, France

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