Île-de-Sein Naufrage de deux coques de navires au large de Sein : la compagnie mise en demeure

Le 22 décembre 2016, deux coques en remorquage coulaient au large de l'île de Sein. Mercredi 4 janvier, le préfet maritime basé à Brest a mis en demeure la compagnie.

05/01/2017 à 10:25 par Administrateur

 

Le Maersk Battler (©DR).
Le Maersk Battler (©DR).

Mercredi 4 janvier 2017, le préfet maritime de l’Atlantique a mis en demeure la compagnie Maersk de procéder avant le 1er février à une investigation approfondie des deux épaves de coques de remorquage qui avaient coulé au large de l’île de Sein en décembre. Afin de déterminer précisément la nature des dommages subis et leur état.

Pour rappel, le 22 décembre 2016, peu avant 2 h du matin, le Cross (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) Corsen avait été alerté d’un événement de mer survenu au large de la Chaussée de Sein.

Le Maersk Battler, qui assure le remorquage à couple de deux coques de navires type supply, vides, dépolluées et destinées à être déconstruites en Turquie, avait en effet informé les autorités maritimes :

  1. du naufrage de l’ex-Maersk Searcher par 140 m de fond suite à une voie d’eau, dans l’Ouest de l’île de Sein ;
  2. du chavirement en conséquence de la seconde coque, l’ex-Maersk Shipper, qui restait cependant à flot et en remorque.

Peu après 6 h 30, le Maersk Batler signalait le naufrage de l’ex-Maersk Shipper par 155 m de fond, toujours à l’Ouest de l‘île de Sein.

Produits non pompables

Par la suite, l’armateur a fourni à la préfecture maritime de l’Atlantique les différents documents demandés :

  • certificats de remorquage,
  • passeports verts,
  • et plans détaillés des deux coques.

Une première étude a permis d’établir la présence de produits non pompables répartis dans les différentes soutes des deux coques. Une surveillance de la zone par des vols d’observation réguliers a été mise en place et une équipe du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale a été activée par mesure de précaution.

Conformément à la demande de la préfecture maritime de l’Atlantique, la compagnie Maersk a ensuite affrété le navire de soutien polyvalent Jif Surveyor afin de procéder à la relocalisation des deux coques.

Risque pour l’environnement

Arrivé sur zone le 29 décembre en fin de matinée, le Jif Surveyor, à bord duquel se trouvaient un observateur danois de la compagnie Maersk et un expert de la Marine nationale, a relocalisé et identifié les deux coques :

  1. l’ex-Maersk Searcher par 48°04.20N-006°24.48W, à environ 700 m au sud de la position estimée au moment du naufrage ;
  2. l’ex-Maersk Shipper par 47°56.75N-006°36.79W, à environ 7,4 km au sud de la position estimée au moment du naufrage.

Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux coques a mis en évidence la présence de produits polluants (une centaine de m3 de résidus d’hydrocarbures en moyenne par coque) pouvant présenter à terme un risque pour l’environnement.

Les vols d’observation réalisés par les aéronefs de la Marine nationale et des Douanes françaises font état de la présence régulière d’irisations qui, sous l’effet du brassage naturel de la mer, se dispersent et s’évaporent rapidement.

Au vu de ces éléments, et en application de la convention internationale sur l’enlèvement des épaves, le préfet maritime de l’Atlantique a donc décidé de mettre en demeure la compagnie Maersk :

La compagnie Maersk devra présenter, dans un rapport à la préfecture maritime, les résultats de ces investigations et, le cas échéant, les actions nécessaires pour écarter tout danger potentiel grave pour l’environnement.
29990 Île-de-Sein

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