Dan ar Braz et Clarisse Lavanant en duo

Rencontre avec Dan ar Braz et Clarisse Lavanant à l'occasion du lancement de leur premier album en duo, lors d'une traversée vers l'Irlande, le 5 mai dernier.

17/05/2017 à 16:49 par Administrateur

Moment de complicité entre les deux artistes, sur la scène du bar le Grand Pavois, à bord du . -
Moment de complicité entre les deux artistes, sur la scène du bar le Grand Pavois.

Par Véronique Bonnet

Dan, qu’est-ce que cela vous apporte de travailler avec Clarisse ?

Plein de choses ! Comme Souchon et Voulzy on parle de choses, on échange et on en fait des chansons.

Avec la différence d’âges, je lui apporte ce que j’ai vécu. On partage ce que l’on ressent de façons différentes. De dire ce que parfois les gens ne peuvent pas exprimer. Les mots de Clarisse les touchent. C’est partager, écrire ensemble et chanter pour les gens. En retour, ils nous disent des petits mots gentils. Ils nous donnent tellement de reconnaissance que cela nous donne envie d’écrire encore et de transmettre émotions et regards sur les choses de la vie. Notre complicité est à la fois singulière et émouvante.

Clarisse a appris le breton en deux ans. Le maîtrisez-vous aussi ?

Non, c’est complexe alors que j’avais chanté en breton à l’Eurovision. Mais maintenant, je n’ai plus de problème quand on me pose la question.

Désormais, je peux partager avec Clarisse à travers son breton, les mots qu’elle écrit me conviennent pour évoquer toutes ces choses qui font le quotidien des uns et des autres.

Moi je parle Bretagne et c’est ma guitare qui parle breton couramment. C’est cela qu’il faut, que les gens parlent Bretagne, pas besoin d’être BZH, pas besoin de toute cette panoplie mais plutôt d’une certaine idée de la Bretagne, de la citoyenneté, de la solidarité… pour un monde meilleur, une harmonie meilleure.

Clarisse, quand votre duo a-t-il vu le jour ?

En 2010, au festival interceltique de Lorient, nous avions réuni des comptines de nos répertoires pour les interpréter ensemble pour les enfants… Il y a surtout eu beaucoup d’adultes à venir les écouter. Après, nous avons eu envie de recommencer.

Que vous apporte Dan ?

Il m’apporte une certaine expérience. Nous ne sommes pas de la même génération, il a connu Glenmor, Xavier Grall, à travers lui, j’ai l’impression moi aussi de les connaître.

De mon côté, je lui apporte un certain enthousiasme, y compris pour des choses qu’il a déjà vécues. Ce que j’aime chez lui, c’est qu’il n’est jamais blasé, j’aimerais bien, comme lui, garder toute ma vie cet intérêt pour ce et ceux qui m’entourent.

Quand on est trop sûr, ça éloigne des autres. Le doute le rend plus proche des gens, il veut leur donner le meilleur. C’est un exemple en soi et plus qu’un métier, une façon d’être.

Et puis bien sûr, il y a l’aspect musical.

Ce n’est pas toujours que l’on trouve dans la vie un alter ego, nous avons cette chance. Quand on a commencé à travailler ensemble, on ne savait pas combien de temps ça allait durer et que nous allions faire un album ensemble.

En plus du breton, vous avez aussi un refrain en gallo.

Oui, dans Kornioù Bro, je parle autant de Basse-Bretagne que de Haute-Bretagne. L’idée m’est venue naturellement, j’ai donc demandé au journaliste Fabien Lecuyer, qui parle breton et gallo la traduction du refrain. Un seul impératif, il fallait le même nombre de pieds !

Je me sens plus complète avec le breton. On débute dans la vie avec une maison vide, il faut peu à peu remplir les pièces et là, la maison est habitée.

En tournée : quelques dates sont déjà prévues pour le duo : le 4 juin à Languidic (56), le 17 juin à Pluvigner (56), le 9 juillet à Mellionnec (22). Il faudra attendre le 19 novembre pour un concert finistérien, à Plougastel-Daoulas.

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